TMS dans l’agroalimentaire : causes, coûts et solutions concrètes

Dans le secteur agroalimentaire, les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS) ne sont pas une fatalité — mais ils restent la réalité quotidienne de milliers de salariés. Absentéisme élevé, turn-over important, inaptitudes récurrentes : ces signaux d’alerte ont souvent une cause commune que l’on sous-estime.

97% des maladies professionnelles reconnues dans l’agroalimentaire sont des TMS. Voici comment les identifier, les comprendre et surtout agir concrètement.

Qu’est-ce qu’un TMS ?

Les Troubles Musculo-Squelettiques sont des pathologies qui affectent les tissus situés à la périphérie des articulations : tendons, gaines synoviales, nerfs, muscles. Ils résultent d’un déséquilibre entre les capacités physiques des salariés et les exigences de leur poste de travail.

Ils se développent principalement sur trois zones :

Zone touchéePathologie associée
ÉpauleTendinite de la coiffe des rotateurs
CoudeÉpicondylite
PoignetSyndrome du Canal Carpien

Les premiers signes sont des douleurs, engourdissements et picotements ressentis au cours ou en dehors du travail. Sans action corrective, la gêne fonctionnelle s’aggrave progressivement jusqu’à devenir invalidante — pour la vie professionnelle comme personnelle.

Les TMS dans l’agroalimentaire : des chiffres alarmants

L’agroalimentaire est l’un des secteurs les plus impactés par les TMS en France :

  • 97% des maladies professionnelles reconnues dans le secteur sont des TMS
  • Plus de 77 millions d’euros de cotisations versées par les entreprises du secteur au titre de ces sinistres (dont plus de 15% liés au mal de dos)
  • Plus de 930 000 jours de travail perdus chaque année à cause des arrêts liés aux TMS
  • 11 maladies professionnelles reconnues pour un million d’heures salariées dans le secteur

💡 Ces chiffres s’expliquent notamment par le vieillissement de la population salariée dans l’agroalimentaire : les seniors sont plus fréquemment touchés par les TMS, ce qui rend la prévention encore plus urgente.

Pourquoi l’agroalimentaire est-il si exposé ?

Les conditions de travail spécifiques au secteur cumulent plusieurs facteurs de risques TMS :

Facteurs biomécaniques (ce qui se voit)

  • Répétition des gestes à cadence élevée, sans temps de récupération suffisant
  • Port de charges lourdes ou encombrantes (bacs, caisses, cartons)
  • Postures contraignantes : travail en flexion, en torsion, bras levés
  • Concentration de la force sur de petites zones (main, poignet, doigts)
  • Environnement de travail : froid, chaleur, vibrations, sols glissants

Facteurs psychosociaux (ce qui se vit)

  • Plaintes remontées par la voie hiérarchique ou le médecin du travail
  • Ressenti des salariés sur leurs postes de travail
  • Fatigue exprimée, pression des cadences, manque de reconnaissance

Indicateurs mesurables (ce qui se mesure)

  • Répartition des accidents du travail et maladies professionnelles par service
  • Taux d’absentéisme et turn-over sur des postes précis
  • Difficultés de recrutement ou de fidélisation sur certains postes
  • Baisses de productivité en fin de ligne ou problèmes de qualité récurrents

Comment repérer et évaluer les risques TMS ?

La démarche de prévention commence par un état des lieux structuré de votre entreprise :

1. Collectez les données santé — maladies professionnelles reconnues, accidents du travail liés à la manutention, restrictions médicales, absentéisme

2. Analysez les postes à risque — identifiez les gestes répétitifs, les postures contraignantes, les charges manipulées

3. Intégrez au DUERP — consignez les risques identifiés dans votre Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels

4. Construisez un tableau de bord — suivez l’évolution des indicateurs dans le temps

💡 La démarche TMS Pros de l’Assurance Maladie propose un parcours structuré en 4 étapes pour vous accompagner dans cette démarche. En savoir plus →

Comment agir : le plan d’actions TMS

Une fois les situations prioritaires identifiées, le plan d’actions s’articule autour de 3 domaines d’intervention, conformément aux principes généraux de prévention (art. L.230-2 du Code du travail) :

1. Éviter le risque — supprimer la manutention manuelle là où c’est possible

2. Adapter le travail à l’homme — repenser la conception des postes, choisir des équipements ergonomiques adaptés

3. Planifier la prévention — intégrer technique, organisation et conditions de travail dans un programme cohérent

Cas concret : la solution HappyLift sur une chaîne de conditionnement

Voici un exemple réel de transformation ergonomique dans une industrie de la viande :

Le problème identifié

Un salarié devait vider des bacs de saucisses empilés sur une plateforme roulante pour les conditionner sur une chaîne. Au fur et à mesure que les bacs se vidaient, la pile descendait — obligeant le salarié à se baisser de plus en plus, créant des postures en flexion répétées et un risque TMS élevé sur le dos et les épaules.

La solution mise en place

Le mini-gerbeur électrique inox HappyLift a été positionné sous la pile de bacs. Grâce à une cellule de détection automatique, le dernier bac se maintient en permanence à la bonne hauteur de travail — sans effort, sans flexion, sans risque.

Résultats :

  • ✅ Suppression totale des postures en flexion
  • ✅ Travail à hauteur constante tout au long du poste
  • ✅ Réduction immédiate du risque TMS rachis et épaules
  • ✅ Gain de confort et de productivité

👉 Découvrir la fiche technique HappyLift →

A découvrir en vidéo :

Les équipements Happymanut pour l’agroalimentaire

Happymanut conçoit des équipements ergonomiques tout inox, spécialement adaptés aux contraintes des environnements agroalimentaires (hygiène stricte, humidité, températures variables) :

Problème TMSÉquipement HappymanutBénéfice
Flexion répétée sur bacsHappyLift — mini-gerbeur inoxMaintien automatique à hauteur
Port de charges lourdesTranspalettes électriquesDéplacement sans effort
Poussée / traction de chariotsTimons motorisésSuppression de l’effort physique
Travail à hauteur inadaptéeTables élévatrices électriquesAjustement au salarié
Manutention de bacs répétitiveChariots niveau constantHauteur de travail constante

💡 Financement disponible : Ces équipements sont éligibles à la Subvention FIPU de l’Assurance Maladie, qui finance jusqu’à 70% de votre investissementEn savoir plus →

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Conclusion

Dans l’agroalimentaire, les TMS ne sont pas une fatalité. Ils sont la conséquence de situations de travail qui peuvent être analysées, corrigées et prévenues — avec les bons outils et la bonne démarche.

Agir sur l’ergonomie des postes, c’est protéger la santé de vos salariés et améliorer la performance de votre entreprise : moins d’absentéisme, moins d’accidents, moins de turn-over.

Notre équipe vous accompagne dans le choix des équipements adaptés à votre secteur 😀

📞 04 77 79 88 91 | ✉️ info@happymanut.net | 🌐 www.happymanut.net

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